Aidez-nous à sauver les lions du cirque confiné.

Naveen, Faith, Chance et Hope meurent dans un camion de cirque ! Nous demandons un sanctuaire !

Quatre lions meurent dans un camion de cirque. Ils endurent l’enfer. Nous savons que parmi eux se trouvent une lionne prénommée Coralie et un lion prénommé Mao, mais en attendant, nous les avons rebaptisés respectivement Naveen & Chance, ainsi que Faith & Hope. Des prénoms remplit d’espoir… Un espoir de voir, un jour ces lions en dehors du camion. Pour eux, nous avons déposé plainte !

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Bien loin d'une vie de « roi de la jungle »​ :

Depuis le début de la pandémie, nous recevons des signalements concernant des cirques à l’arrêt. Sans revenus, nombreux sont ceux qui peinent à survivre. Ces dernières années, les attentats et les manifestations ont contribué à la baisse de fréquentation. Et malheureusement, ce sont les animaux qu’ils détiennent, qu’ils soient domestiques ou non, qui en payent le prix fort. Comme ici, en janvier, où nous recevons un signalement particulièrement alarmant : dans un petit village d’Île-de-France, un cirque détiendrait quatre lions qui ne sortiraient jamais de leur camion. De plus, de nombreux animaux domestiques du cirque souffriraient de divers problèmes.

Inquiets, nous envoyons plusieurs enquêteurs sur place à différents moments. Le constat est unanime : l’état des animaux est désastreux ! Quatre lions entassés dans une remorque, dont deux qui s’auto-mutilent avec vidéo à l’appui. Depuis combien de temps ces animaux s’automutilent-ils ? Les propriétaires ont-ils les moyens de leur apporter les soins nécessaires ? Tous les enquêteurs décrivent les conditions de détention catastrophiques auxquelles ils ont assisté impuissants…

Sans perdre de temps, nous contactons la Fondation Born Free pour obtenir leur expertise. Dès réception des premières images, la Fondation exprime de vives inquiétudes concernant l’état de santé des lions, qui vivent dans leurs excréments et présentent de nombreuses blessures. Sur la base des vidéos et des photographies que nous leur avons fournies, ils nous conseillent et nous transmettent un rapport d’expert. De notre côté, nous déposons une plainte et alertons immédiatement les autorités compétentes sur la situation alarmante de ces animaux.

Une confiscation urgente :

Ce genre de situation est rare dans les cirques itinérants français. On pourrait en voir dans des zoos laissés à l’abandon ou dans certains pays d’Asie, mais en France, après l’arrêté de 2011, cela ne devrait plus arriver. Pourtant, d’après les professionnels que nous avons contactés, rien que l’état sanitaire des cages et les blessures visibles des lions justifient une intervention urgente et leur confiscation. Nous comprenons que le cirque, en difficulté financière, ne soit plus en mesure de prendre soin de ces animaux. Dans ce cas, il est de leur devoir de les confier à une structure adéquate, capable de leur offrir les soins et la nourriture appropriée.

Personne ne peut oublier l’état dans lequel le lion Jon a été confisqué au cirque de Paris en avril dernier. Un lion famélique, couvert de plaies et mutilé. Par la suite, les lionnes Hannah, Patty, Céleste et Marli ont été saisies du même cirque, dans un état tout aussi déplorable. Comment ces animaux ont-ils pu être laissés dans de telles conditions pendant si longtemps ? Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que Naveen, Chance, Faith et Hope puissent, eux aussi, connaître un répit semblable à celui de Jon et des lionnes. D’autant plus que le cirque est géré par la même famille que l’ancien propriétaire de Jon : les Gougeon. Nous devons agir avant qu’il ne soit trop tard, car ces animaux semblent être poussés à bout.

Notre priorité est d’organiser leur placement loin du cirque, et ce, dans les plus brefs délais. Nous espérons obtenir l’accord des propriétaires pour leur relocalisation rapide et leur offrir une fin de vie digne. Si cet accord est donné, nous sommes prêts à retirer notre plainte. Dans le cas contraire, nous continuerons notre lutte pour eux et demanderons leur saisie. Lors de nos visites, l’arrêté de 2011 sur les cirques n’a pas été respecté, ni la circulaire DNP/CFF.

Free Life s’engage à leur trouver une place dans l’urgence.

Combien coûte un sauvetage ?

Le coût moyen d’un sauvetage pour un fauve avoisine les 15 000 euros, bien que ce montant puisse varier en fonction des circonstances et des spécificités de chaque cas. À cela s’ajoutent les années, ou dans le meilleur des cas, les mois de travail nécessaires pour garantir leur bien-être. L’achat d’un lionceau, par exemple, se situe généralement entre 500 et 1 000 euros. Il est donc moins cher de faire du trafic que de sauver des animaux. Il est souvent plus simple de collaborer directement avec le(s) propriétaire(s) de l’animal. Cette approche facilite le processus et accélère le départ des animaux, mais malheureusement, peu de propriétaires acceptent de se séparer de leurs animaux. Dans ce cas, pour qu’une saisie soit effective, une structure adéquate doit être prête à accueillir l’animal. Or, les places sont rares, en particulier dans des sanctuaires adaptés.

Les frais d’un sauvetage restent élevés pour plusieurs raisons. D’abord, il y a les coûts vétérinaires, nécessaires pour évaluer l’état général de l’animal et le traiter contre les parasites internes et externes. Ensuite, la construction des cages de transport représente une autre dépense majeure. Il ne s’agit pas de simples caisses pour chat ou chien : pour un fauve, la sécurité est primordiale. Si l’animal venait à s’échapper, des vies seraient en danger. Il y a aussi les frais de transport, que ce soit par route, par avion ou par bateau, selon l’itinéraire choisi. Cela varie en fonction du mode de transport. Enfin, pour déplacer un animal sauvage, le transporteur doit être agréé pour le transport d’animaux vivants, ce qui ajoute une exigence supplémentaire en termes de réglementation et de sécurité.

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