SANCTUAIRE
FREE LIFE ?

PARCE QUE CHAQUE ANIMAL COMPTE :

L’objectif principal de notre association est de venir en aide aux animaux. Entre 2017 et 2019 Free Life, alors nommé Chapter Animals, est venu en aide à de nombreux animaux de compagnie. Aujourd’hui, ils vivent dans des foyers sûrs. Mais pour les animaux sauvages, ou non-domestiques, leur placement est souvent plus difficile. 

C’est pourquoi nous avons lancé des démarches, afin de trouver un terrain et financer la construction d’un sanctuaire, en France. Nous voudrions créer un lieu pour les grands fauves issus de la captivité ou du trafic illégal, comme les lions et les panthères. Cet endroit pourrait se construire dans le sud de la France, afin que les fauves puissent bénéficier d’un climat relativement chaud. Ce qui ne serait pas sans rappeler leurs origines africaines. Notre sanctuaire pourrait également être un lieu de transition, afin d’effectuer de nouveaux départs vers des structures en Afrique du Sud comme ceux des lions de l’association Tonga. 

Il serait également judicieux de faire appel à des anciens dresseurs-capacitaires, ayant définitivement raccroché les fouets au placard. D’un point de vue objectif, ils connaissent parfaitement l’animal. Cela permettrait une reconversion vers le bien-être animal, sans avoir besoin de continuer à les faire travailler et surtout sans que l’homme ne se sépare de l’animal. Cette méthode n’est pas nouvelle et a déjà fait ses preuves. En Inde, par exemple, des anciens dresseurs d’ours s’occupent aujourd’hui d’un sanctuaire et tout fonctionne très bien. Il en va de même avec les éléphants. Cela nous permettrait aussi de gagner la confiance du milieu du cirque, et pouvoir entamer de véritables échanges et amorcer la transition.

Claire Arondel
Claire Arondel

 

Ici, il n’est pas question de “voler” des animaux, comme nous entendons souvent les défenseurs de la captivité animale le prétendre. D’ailleurs, un sanctuaire est un lieu de captivité également. La différence, c’est que les animaux vivent en semi-liberté, et non dans des enclos beaucoup trop petits pour eux ou dans de sordides camions-cages. Il n’est pas question de prendre l’animal et le laisser se débrouiller seul dans son nouvel enclos. Tout un processus sera mis en place pour les besoins spécifiques de chaque individu. Ce n’est pas parce qu’ils sont deux lions qu’ils possèdent les mêmes besoins. Les équipes se chargeront d’acclimater l’animal à son nouvel environnement. Ils seront également là pour les aider à se sociabiliser avec d’autres congénères et s’occuper d’eux (nourrissages, soins, observations). Certains seront jeunes, d’autres en fin de vie, c’est pourquoi les besoins de chacun seront la priorité de nos équipes. 

Nous voudrions également que notre sanctuaire puisse recueillir des primates. Ceux de la captivité et de trafic, toujours, mais également ceux de laboratoire. Les scientifiques français ne le savent peut-être pas, mais ils ne sont pas obligés d’euthanasier les animaux qu’ils utilisent. Cela leur revient bien plus cher que de les céder à des associations. Dans le monde, le manque de structure pour accueillir les primates issus de laboratoire est énorme et il est important que cela change. 

Au sein de notre sanctuaire, il n’est pas question ni de prêt, ni d’échange, ni de vente ou location d’animaux. En aucun cas les animaux ne pourront être utilisés, pour une quelconque activité. Le but étant de laisser l’animal terminer sa vie, sans que celui-ci ne serve de divertissement ou de caprice. Bien entendu, ils seront suivis par les bénévoles du sanctuaire, ainsi que par le capacitaire et le vétérinaire en charge de l’animal. De nombreuses alternatives seront proposées aussi pour venir en aide aux animaux du refuge. Nous vous en reparleront en temps voulu. Les animaux bénéficieront également de soins et d’une alimentation propre et spécifique à chaque individu. 

Nous aimerions également continuer à être actif sur le continent africain, et plus principalement sur l’archipel de São-Tomé & Principe. Ces îles sont un vrai paradis sur Terre pour la faune et la flore où la captivité et le trafic n’existent quasiment pas. Pas de lions, d’hyènes ou d’hippopotames, mais une faune plus calme peuple l’île. Cela permettrait à la population locale d’en apprendre plus sur les animaux et également de la faire travailler. 

savoir si un animal captif est éligible à pouvoir insérer un sanctuaire ?

Les demandes étant nombreuses et les places bien trop rares, afin de savoir si un animal captif est éligible à pouvoir insérer un sanctuaire, il faut que plusieurs éléments rentrent en compte :

Si à chacune des étapes la réponse a été “non”, alors il sera difficilement envisageable pour l’animal de pouvoir rejoindre une maison à vie. Nous espérons toutefois que le maximum d’animaux auront la chance de s’envoler vers des sanctuaires afin de connaître autre chose que l’exploitation. 

  1. Les conditions de vie de l’animal peuvent-elles être améliorées si prise en charge, il y a ? 
  2. Le propriétaire est-il prêt à renoncer à l’animal ? Si oui, sous quelles conditions ? Le propriétaire accepte-t-il de ne pas remplacer l’animal ? 
  3. Dans le cas contraire, une plainte officielle pour demander la confiscation de l’animal a-t-elle été déposée ? Les autorités ont-elles prévu une saisie ? Est-ce qu’une campagne (presse, réseaux sociaux) pourrait aider au placement de l’animal ?
  4. Une maison temporaire est-elle disponible pour héberger l’animal le temps de la confiscation officielle ? Tout en sachant que certaines procédures peuvent prendre des années.
  5. Si départ vers un sanctuaire est envisagé, est-il disponible ? Si oui, lequel et ou ? Les fonds, sont-ils disponibles pour financer le futur terrain de l’animal ? Le sanctuaire, a-t-il la capacité de recevoir l’animal ? Si oui, sur quelle capacité ?
  6. L’animal a-t-il l’accord d’un vétérinaire pour voyager ou peut-il être traité pour être apte au voyage (papiers CITES, vaccins et carnet de santé à jour) ? Pendant combien d’heures l’animal pourra voyager et sous quelles conditions ?
  7. En cas de départ à l’étranger : les autorités ont-elles accepté l’exportation ? Les papiers sont-ils en règle ? Est-ce réalisable sur le plan logistique et pour le bien-être de l’animal ?
  8. Des fonds sont-ils disponibles pour le transport, la nourriture et les soins des animaux ? Pour combien de temps ? Peut-on les financer via des campagnes de dons ou via un système de parrainage ? Une association/fondation peut-elle prendre en charge les frais de l’animal à vie ?