Laissons Vivre Pépère, Chériebelle et Bambilou :

Un vieux cerf prénommé Pépère, une vieille biche qui porte le nom de Chériebelle et leur faon qui a été baptisé Bambilou sont en danger de mort. Pourquoi ? Parce que depuis de nombreuses années, ce couple de cervidés vit sur une propriété privée. Jusqu’ici, aucun problème. Mais récemment, le propriétaire est décédé. Les héritiers, eux, ne souhaitent pas la présence de cette petite famille. Il est possible qu’ils aient peurs que ces derniers deviennent un danger. Mais c’était sans compter sur les habitants du petit village de Saint-Germain-le-Châtelet qui refusent de voir ces animaux périr. 

Le mâle, aurait près de 20 ans. Un âge déjà grandement avancé pour un cerf dont l’espérance de vie se situe entre 15 et 18 ans. Sa compagne, serait âgée du même âge. En toute logique, il ne reste plus longtemps avant que l’espérance de vie de ces deux êtres ne cesse de battre. Pendant leur vie, Péperre et Chéribelle ont pu, contrairement à de nombreux membres de leur espèce, échapper aux fusils et aux massacres des forêts que ce soit à travers la chasse ou la déforestation. Est-ce pour mourir ainsi, alors qu’ils sont si proches de la fin ?

Free Life s’oppose à la mise à mort des trois individus sensibles, au même titre que nous nous étions opposé au massacre des quatre daims de l’Ardèche en 2018. Pourquoi continuer à tuer les animaux sauvages de nos forêts et de nos campagnes ? Nous, qui ne cessons de piétiner leur territoire. Et lorsque ces derniers trouvent enfin un refuge, il est décidé de les abattre. 

Nous comprenons que les nouveaux propriétaires puissent avoir peurs que ces animaux s’échappent et ne créaient un accident. Mais l’âge avancé des animaux rend cette probabilité peu probable. Ils ne seront des dangers pour personne, bien au contraire. De nombreux habitants arrivent à les approcher à les nourrir. Ils sont aujourd’hui habitués à la main de l’homme et ne fuient pas en les voyant. Ils ne sont ni malades, ni dangereux. Il n’y a donc aucune raison de les abattre.

Nous apprenons dans la presse qu’il a été envisagé d’envoyer ces animaux dans des élevages. Ce qui est similaire que de les envoyer à la mort. Les élevages de cervidés servent régulièrement pour la viande ou pour les parties de chasses. Envoyer ce cerf, cette biche et leur enfant, c’est leur laisser aucune chance de survie. C’est pourquoi Free Life a joint plusieurs structures capables de les prendre en charge pour leur éviter une mort violente et certaine. Ces refuges, habitués à récupérer les animaux de nos campagnes, tels que des sangliers, des canards ou des daims, seront des lieux idéals pour eux et attendons des réponses désormais. Et si tous les trois ne pourraient y séjourner, à cause de l’âge avancé des parents, nous pourrions au moins y envoyer Bambilou.

En France, les espaces de verdures sont rasés pour construire des routes ou des habitations. Les animaux sauvages libres possèdent de moins en moins de territoire et doivent faire face à de nombreux dangers supplémentaires, comme la chasse ou le braconnage. Des solutions autres que les mises à morts sont possibles. Ensemble, réfléchissons, réagissons et trouvons des solutions : 

  • Il est tout à fait possible de laisser Pépère et Chériebelle terminer leur vie au sein de la propriété privée. Leur âge avancé fait que ces derniers ne vivront probablement pas plus de deux ans. Quant au plus jeune, son transfert pourrait s’effectuer dans un sanctuaire que nous nous proposons de lui trouver.
  • Un des habitants de la commune, venant nourrir les animaux, M. Lacreuse possède le certificat de capacité lui permettant de s’en occuper. Nous proposons donc que ces animaux lui soient confiés si ce dernier possède un terrain adéquat.  
  • Le déplacement de Pépère et Chériebelle serait risqué, mais pas impossible. En revanche, leur déplacement ne doit pas s’effectuer au sein d’un élevage mais d’un sanctuaire agréé. Cette possibilité serait la dernière à prendre en compte.