Ce n'est pas nouveau,
Baby va mal !
Privée de congénère, handicapée,...

Baby est une éléphante africaine, capturée au Kenya alors qu’elle était âgée seulement de deux ans. Sa vie est très loin d’une vraie vie d’éléphant. À l’âge auquel Baby devrait être mère de famille, sur ses terres natales, depuis des dizaines d’années, Baby vit seule. Elle n’a jamais plus eu de contact avec d’autres éléphants… Nous mettons tout en œuvre pour libérer cette éléphante de cette industrie aussi cruelle que stressante avec les animaux. 

Lire la vidéo

Un dialogue avec son propriétaire ?

Notre structure cherche avant tout le dialogue. Nous avons pour but d’offrir les meilleures conditions de vie aux animaux et, pour cela, il est souvent nécessaire de savoir faire preuve de diplomatie. Encore faudrait-il que cela soit possible… Et dans l’intérêt de Baby, c’est la meilleure des choses à faire.

Combien de preuves faudra-t-il encore pour démontrer que la vie que mène cette éléphante est incompatible avec ses besoins fondamentaux ? Les longs voyages sur les routes d’Europe dans un camion, les numéros sous les chapiteaux ou encore les parkings bétonnés quand elle se produit dans des cirques sont-ils vraiment adaptés à sa vie , Comment peut-on prétendre que sa vie d’éléphant sauvage ne lui manque pas ? Aujourd’hui, il est bien évidemment impossible de replacer Baby à l’état sauvage, mais une solution pourrait voir le jour. Cette solution, elle pourrait s’appeler Elephant Haven. Il s’agit du premier sanctuaire pour éléphants d’Europe, et il se situe en France. À ce jour, cet établissement ne possède pas encore d’éléphants.

Fête médiévale, cirque de Paris, parc Saint-Léger...

Nous avons obtenu des images de Baby à différents endroits, dans des fêtes médiévales, au cirque de Paris, au parc Saint-Léger… Des images prises par des amateurs comme par des professionnels de la photographie et pourtant, elles montrent toutes la même chose : Baby n’est pas fait pour cette vie. Elle n’a jamais demandé à se retrouver sous les feux des projecteurs.

Vu son âge, Baby pourrait être mère. N’a-t-elle jamais rêvé à une vie sans contrainte ? Sans ankus, cette fameuse pique, utilisé lors des représentations en extérieur… Aujourd’hui, Baby est un combat important dans notre lutte contre l’exploitation des éléphants en France, au même titre que les éléphantes Maya et Lechmee. Aujourd’hui, toutes deux ont quitté la vie de cirque. Faudra-t-il attendre plusieurs années de combat, de lutte ou qu’elle dépasse à son tour les 50 ans ? Encore plus de 10 ans…

Au cirque de Paris,
Au parc Saint-Léger, même vie !

Que ce soit au parc Saint-Léger, où selon l’enquête de l’association One Voice Baby vivait enfermée dans son camion, comme au cirque de Paris, sa vie ne changeait pas. Exploitée sous un chapiteau, à réaliser des numéros qui n’ont rien de pédagogique (soyons d’accord, faire du football ou faire monter son dresseur sur ses défenses sont des numéros qui n’apprennent rien aux enfants), sa vie n’était que misère. C’est pourquoi, depuis toujours, nous tirons la sonnette d’alarme concernant cette éléphante. Ni les conditions de détention ni les numéros ne sont adaptés.

Lire la vidéo

Baby aura-t-elle droit au sanctuaire ?

Si nous travaillons sur le cas de Baby, ce n’est pas pour faire du buzz gratuit ou inciter à la haine. Loin de là. C’est que nous jugeons son cas important et grave. En 2020, comment peut-on se dire qu’il est normal de voir des éléphants prélevés à l’état sauvage effectuer des numéros ? Et voir des éléphants africains vivre sans compagnon ? Ne seraient-ils pas mieux dans un sanctuaire, échangeant avec d’autres individus, réalisant de longues promenades tranquilles sur plusieurs hectares, dans la verdure, et se baignant dans la boue plutôt que de vivre dans une remorque ou sur un parking bétonné ? 

Dans quel intérêt le dresseur de Baby peut-il vouloir la garder, refusant alors de lui offrir une amélioration des conditions de vie ? Probablement que sans Baby, ses revenus ne seront plus les mêmes. Il n’est pas rare de dire que les dresseurs aiment leurs animaux comme leurs enfants. Pourtant, chaque enfant prend un jour son indépendance. Il quitte le concon familiale. Quel parent digne de ce nom ne souhaiterait pas le meilleur à sa progéniture ? Et si le meilleur pour cet animal se trouvait justement loin de cette vie ?

Pourquoi vouloir négocier pour le placement de Baby ?

Un échange cordial est souvent compliqué avec le milieu circassien. Il n’est pas rare que, quand les idéologies ne sont pas partagées, le conflit se créait : insultes, menaces, coups… Il faut aussi savoir s’y prendre. Échanger, calmement et ne pas les accuser de maltraitance directement. Comprendre leur point de vue pour, qu’à leur tour, ils puissent essayer de comprendre le nôtre. Pour Baby, nous espérons que cette seconde option sera celle-ci mise en place. Nous souhaitons offrir à Baby une vie sans exploitation et de préférence au sein du sanctuaire dans le Limousin. Et si cette option est refusée, déjà, une retraite sans exploitation diverse serait un grand pas.

Mis à jour :

Depuis plusieurs mois, et probablement lié à la crise du COVID__19, l’éléphante Baby n’est plus exploitée sous les divers chapiteaux de France ni pour les tournages et fêtes diverses. Installée à Sury-aux-Bois, Baby vivrait une magnifique retraite dans un lieu où vivent de nombreux animaux… servant également aux tournages. Malheureusement, et malgré l’environnement dans lequel Baby aurait pu prendre paisiblement sa retraite, cette éléphante reste la proie de l’exploitation puisqu’il est toujours possible – contre une cinquantaine d’euros – d’aller à sa rencontre !

Baby par Stéphanie Lefebvre/Free Life